Sommes-nous 7,5 milliards de clones ?

La diversité est une force.
Il faut le dire.

 

Imaginez un instant que nous serions tous identiques. Chaque personne que vous croiseriez sur la rue serait un double, un triple, un quadruple de vous-même : même âge, même sexe, même couleur de peau, même culture, même croyance, même condition économique et sociale, etc.

Nous aurions tous les mêmes idées, les mêmes sensibilités, les mêmes valeurs. Nous serions 7,5 milliards de clones.

Si c’était le cas, aucune évolution ne serait possible. Nous en serions encore à l’âge de pierre : sans différences entre nous, sans échanges, sans partage, sans choc des idées, nous serions enfermés dans une immobilité aussi triste que stérile.

C’est la diversité qui fait que nous ne sommes plus à l’âge de pierre. Car cette diversité est beaucoup plus que raciale, ethnique, physique, sociale ou culturelle : c’est une diversité de perceptions, d’expériences, de connaissances, de sensibilités.

Chaque fois que cette diversité est reconnue comme étant une force, nous formons un tout harmonieux et nous avançons ensemble vers nos rêves. Chacun et chacune donne aux autres et reçoit des autres.

À l’inverse, chaque fois que cette diversité n’est pas reconnue, appréciée, et même aimée, l’harmonie fait place à des luttes qui n’apportent rien à personne et qui ne font que nous nuire, personnellement et collectivement.

La diversité est une force. Il faut le reconnaître, l’apprécier, mais aussi le dire haut et fort pour que tout le monde sache que nous appartenons à un seul et même groupe : celui des 7,5 milliards d’êtres humains pour qui la différence est la plus grande richesse.

La diversité est une force.
Il le dit : parole d’un jeune lycéen

Aujourd’hui, je me tiens devant vous pour parler d’un mot que l’on entend souvent… mais que l’on oublie parfois de vivre réellement : la tolérance.

La tolérance, ce n’est pas seulement accepter que l’autre existe. Ce n’est pas détourner le regard, ni faire semblant de ne pas voir les différences. La tolérance, c’est regarder quelqu’un dans les yeux, voir tout ce qui le rend unique… et choisir malgré tout — ou plutôt grâce à cela — de le respecter.

Parce que oui, nous sommes tous différents. Par notre origine, notre religion, notre apparence, nos idées, notre manière d’aimer, de parler, de vivre. Et parfois, ces différences deviennent des murs. Des murs de silence. Des murs de jugement. Des murs de rejet.

Combien de fois, dans une cour de lycée, quelqu’un a été mis à l’écart parce qu’il était “trop différent” ?

Combien de fois une blague est allée trop loin ? Combien de fois un regard a blessé plus qu’un coup ?

Et le pire… c’est que ces blessures-là ne se voient pas.

Elles restent à l’intérieur. Elles grandissent en silence. Elles deviennent des doutes, des peurs, parfois même de la haine… contre soi-même.

La tolérance, c’est refuser ça.

C’est refuser d’être celui qui blesse… mais aussi refuser de rester celui qui se tait.

Parce que se taire face à l’injustice, c’est déjà y participer.

Être tolérant, c’est avoir du courage. Le courage de défendre quelqu’un qu’on ne connaît pas. Le courage de dire “ça suffit” quand tout le monde rigole. Le courage de tendre la main, même quand c’est plus facile de regarder ailleurs.

La tolérance, ce n’est pas une faiblesse. C’est une force immense.

C’est la force de comprendre que derrière chaque personne, il y a une histoire que l’on ne connaît pas.

Des blessures invisibles.

Des combats silencieux.

Alors aujourd’hui, j’aimerais qu’on se pose une question simple… Quel monde voulons-nous construire ici, dans ce lycée ?

Un monde où l’on juge avant de connaître ? Ou un monde où chacun a sa place ?

Parce que la tolérance ne commence pas dans les grands discours. Elle commence dans les petits gestes.

Un sourire.

Un mot gentil.

Une place laissée à quelqu’un qui est seul.

Un refus de rire à une moquerie.

C’est là que tout commence.

Et si aujourd’hui, chacun d’entre nous décidait de faire un pas… juste un pas vers l’autre… alors peut-être que demain, quelqu’un se sentira moins seul. Moins rejeté. Moins invisible.

Peut-être que demain, quelqu’un aura envie de venir au lycée sans peur au ventre.

La tolérance, ce n’est pas un idéal lointain. C’est une responsabilité.

La nôtre. Ici. Maintenant.

Alors je vous en supplie…

Soyons ceux qui construisent des ponts, et non des murs. Soyons ceux qui écoutent, au lieu de juger.

Soyons ceux qui respectent, au lieu de blesser.

Parce qu’au fond…

Nous avons tous besoin d’une chose simple :

Être acceptés tels que nous sommes.

Et peut-être qu’un jour, grâce à chacun d’entre nous… ce mot, “tolérance”, ne sera plus seulement un mot.

Mais une réalité.

Merci

Loucas